La bibliothèque de Arash Derambarsh. Blog de soutien pour Arash Derambarsh, élu dans la ville de Courbevoie
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dimanche 7 février 2016
INTERVIEW Loi Gaspillage Alimentaire - Arash Derambarsh sur RTS (TV Suisse)
Né en 1979 à Paris, éditeur, doctorant et futur avocat, Arash Derambarsh s'est engagé très tôt dans la vie citoyenne. Depuis 2014, il est conseiller municipal à Courbevoie.
Arash Derambarsh a été à l'initiative de la loi contre le gaspillage alimentaire. Son objectif est de décliner cette loi en Europe et dans le monde.
Toute la presse internationale a salué cette initiative comme le journal "The Independent" ou "The Guardian".
La France dit NON au gaspillage alimentaire grâce à Arash Derambarsh !
France says "NON!" to wasting food.Instead it's helping feed the homeless.
Posté par AJ+ sur vendredi 5 février 2016
« À 20 ans, j’ai eu faim et honte de le dire. Il n’est pas simple, dans une société où l’image importe tant, d’avouer qu’on ne gagne pas beaucoup d’argent. À compter de ce jour, le combat contre le gaspillage alimentaire est devenu ma priorité.
Comment tolérer cette aberration en bas de chez nous : des kilos de nourriture mis à la poubelle par les supermarchés, à deux pas des SDF qui peinent à se nourrir et dorment dans la rue ?
Avec l’aide de bénévoles et d’amis de ma ville, avec aussi le soutien de personnalités, j’ai initié une vaste mobilisation et réussi à faire plier la grande distribution : le 21 mai 2015, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité un amendement obligeant les grandes surfaces à distribuer leurs invendus à l’association de leur choix.
Le Conseil constitutionnel l’a invalidé pour un motif de procédure, mais une nouvelle proposition de loi a immédiatement été redéposée, et elle sera votée très bientôt. Nos efforts ont aussi permis le vote d’un amendement au Parlement européen le 9 juillet.
À la fois récit de cette action collective et guide pratique, ce manifeste prouve qu’il est facile de cesser de gaspiller : en n’achetant que le nécessaire, en faisant ses achats dans le bon ordre, en comprenant mieux l’étiquetage et les dates de péremption, en apprenant à accommoder les restes, mais aussi en veillant à économiser l’eau et l’énergie.
Parce que chacun peut contribuer à faire reculer la faim dans notre pays et dans le monde. »
Né en 1979 à Paris, éditeur, docteur en droit et futur avocat, Arash Derambarsh s’est engagé très tôt en politique. Depuis 2014, il est conseiller municipal à Courbevoie.
Préfaces de Mathieu Kassovitz et de Jean-Jacques Eledjam (président de la Croix-Rouge française), postface de Stéphanie Rivoal (présidente d’Action contre la faim).
samedi 6 février 2016
GASPILLAGE ALIMENTAIRE - La vérité sur Arash Derambarsh
Gaspillage alimentaire : la méthode d'Arash Derambarsh (AFP Video)
Le Parlement a définitivement adopté, mercredi 3 février, une série de mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire. Le conseiller municipal de Courbevoie, Arash Derambarsh, initiateur et la loi et d’une pétition signée par 755.000 soutiens, était dans les tribunes.
Depuis un an, il travaille d’arrache-pied pour influer sur le sort des invendus des supermarchés. Quel est sa méthode ?
Reportage de l'AFP TV.
A lire également sur Arash Derambarsh :
- Le Monde
- Guardian
jeudi 4 février 2016
Arash Derambarsh : "Gaspillage alimentaire - pourquoi nous devions faire plier la grande distribution"
Élu dans la ville de Courbevoie depuis mars 2014, je me suis investi, comme des milliers d'autres élus, au service de l'altérité.
Assumer une responsabilité politique, c'est être d'abord investi de droits et d'obligations.
Dans mon mandat d'élu, je ne tire aucun bénéfice ni avantage. J'ai toujours considéré que la politique n'était pas un métier mais un investissement. J'ai également pris la décision de ne pas me présenter aux élections départementales, régionales et internes du parti "Les Républicains". Parti dont je suis fier d'être membre.
Je me suis rapidement engagé de façon active, avec de nombreux amis, afin d'obtenir une loi interdisant aux supermarchés de jeter leurs invendus consommables et de les donner à l'association de leur choix.
Ça n'a pas été simple. Mais je n'ai pas à étaler mes états d'âme, ni à parler des pressions que j'ai reçu. La seule chose qui compte est que les démunis pourront bientôt manger plus facilement.
Ainsi, après de multiples péripéties, la loi sur le gaspillage alimentaire est enfin votée, et chose rare à l'unanimité. Le 9 décembre 2015 dernier à l'Assemblée Nationale. Et aujourd'hui au Sénat. Et un oui unanime au Parlement.
Je tiens à remercier tous les parlementaires de gauche, de droite et du centre comme Frédéric Lefebvre, Jean-Pierre Decool, Jean-Christophe Lagarde, Alexis Bachelay, Guillaume Garot, Alain Fouche, Nathalie Goulet, Xavier Bertrand, Angelique Delahaye, Joel Guerriau, Chantal Jouanno, Roger Karoutchi, Jacques Kossowski, Thierry Solere, Valerie Pecresse, David Lisnard, Bruno Retailleau,... La République s'honore d'avoir des élus qui travaillent main dans la main pour l'intérêt général.
L'histoire de cette loi a démarré au mois de décembre 2014 et janvier 2015 à Courbevoie.
Avec des amis et bénévoles de ma commune, nous avons récupéré trois soirs par semaine les invendus du supermarché "Carrefour Market Charras" de Courbevoie, pour les distribuer aux personnes nécessiteuses, notamment la classe moyenne et les SDF.
Fort de cette expérience et avec mon ami Mathieu Kassovitz, sensible à cet enjeu, nous avons décidé de lancer une pétition sur Change.org pour obtenir une loi imposant à tous les supermarchés de distribuer leurs invendus. Notre pétition française a été signée par plus de 211.000 personnes !
Il s'agit du texte à thématique "écologique / agriculture" ayant reçu le plus grand nombre de signatures sur un site de pétition en ligne en France.
Notre objectif est de décliner la loi en Europe et dans le monde.
Ainsi, soutenu par "la Croix Rouge Française" et "Action contre la faim", notre deuxième pétition s'est tournée vers l'Europe. Celle-ci dépasse aujourd'hui les 754.000 signatures.
Vous pouvez d'ailleurs continuer à la signer pour atteindre le million de signatures.
Pourquoi une loi ?
En France, aujourd'hui, nous avons :
- D'un côté, une classe moyenne qui a de plus en plus de problèmes économiques. En effet, dès le 10 de chaque mois, des millions de Français sont sous l'eau après avoir payé leur loyer et leurs charges. En outre, il y a de plus en plus de SDF dans nos rues.
- De l'autre côté, chaque supermarché gâche chaque jour plus de 50 kg de nourriture. C'est impensable avec la crise économique actuelle !
Notre proposition a été simple et efficace : voter une loi imposant, ou incitant aux supermarchés de donner, soir après soir, tous leurs invendus consommables à l'association de leur choix.
Concrètement, il s'agit d'un droit opposable. Ainsi, avec un encadrement légal, il y aura trois conséquences :
- Chaque citoyen peut créer une association et déposer ses statuts à la préfecture afin d'y obtenir une habilitation. Celui-ci pourra ensuite s'adresser à l'enseigne de son choix dans sa commune, afin que celle-ci lui remette les invendus pour une distribution le soir même (à l'instar de notre initiative à Courbevoie). Il y aura donc deux sortes d'associations pour la distribution de nourriture : les associations agréées qui peuvent stocker (les Restos du cœur, Secours catholique, Secours populaire, Samu social, Croix rouge...) ; et les associations agréées qui ne peuvent pas stocker en raison d'absence de locaux permettant le respect à la chambre froide. Dans ce cas, ça serait une distribution immédiate le soir même (à l'instar de mon association "Courbevoie 3.0"). Si aucune association ne vient interpeller une enseigne, l'obligation ou la contrainte ne fonctionne donc pas. Ceci pour rassurer les enseignes et les commerçants. Et si un supermarché refuse, ça sera une peine d'amende de 3750 euros.
- Chaque commune pourra informer les citoyens qu'il y aura cette initiative. Cela permettra de mobiliser de nombreux bénévoles. Exactement comme nous avons fait à Courbevoie (tribune dans le "Courbevoie magazine", communication via Facebook, Twitter).
- Le surplus de nourriture sera cédé automatiquement aux associations agréés qui peuvent stocker la nourriture. Je rappelle, comme vous le savez, que les Restos du coeur (comme toutes les autres) font des collectes de nourriture systématiquement.
Cette loi, pour laquelle nous nous sommes battus depuis de longs mois, permettra à plus de 10 millions de personnes de manger.
En devenant le premier pays au monde à légiférer sur ce scandale de la javellisation, la France prouve que la Fraternité a encore du sens dans notre pays.
Nous en appelons dorénavant au président de la République française, Monsieur François Hollande, et au Président de la commission européenne, Monsieur Jean-Claude Juncker.
Aujourd'hui c'est aux plus de 80 millions de personnes qui souffrent en Europe que nous devons penser.
Il y a urgence à agir.
Arash Derambarsh est auteur aux éditions Fayard du "manifeste contre le gaspillage".
Il est élu "Les Républicains" au conseil municipal à Courbevoie.
Tribune au Huffington Post et journal l'Opinion
et
mercredi 20 janvier 2016
Arash Derambarsh à l'initiative de la loi contre le gaspillage alimentaire
Arash Derambarsh veut mettre fin au gaspillage alimentaire.
A Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, un conseiller municipal LR a fait plier le lobby agroalimentaire pour une belle cause.
Arash Derambarsh est en effet, à l’initiative de la loi sur le gaspillage alimentaire votée à l’unanimité à l’Assemblée Nationale. Une vraie belle unité nationale pour un sujet brûlant en ces temps de crise économique.
Réduire la faim en France, en empêchant les supermarchés de jeter leurs aliments invendus : voilà l’idée simple de Arash Derambarsh qui a débuté ce combat il y a un an. Avec une équipe de volontaires, ils récupèrent jusqu’à 70 kg d’invendus par semaine, auprès des supermarchés de sa ville. Ils les redistribuent ensuite, à même le trottoir. Mais cette distribution sauvage était considérée illégale.
Arash Derambarsh se promet donc de faire changer la loi.
Il lance une pétition sur Internet, mobilise les parlementaires et l’Élysée finit par lui apporter son soutien.
« Je me suis mobilisé en réalisant que nombre de familles démunies restent à l’écart des banques alimentaires, par pudeur ou faute de pouvoir bénéficier de leur aide ».
Son livre, Manifeste contre le gaspillage, est une profession de foi et un succès.
Arash Derambarsh veut désormais élargir son combat à l’Union européenne.
Pour en savoir plus sur le projet de Arash Derambarsh, vous pouvez consulter les articles suivants :
Voici l'article concernant Arash Derambarsh
Né en 1979 à Paris, éditeur, doctorant et futur avocat, Arash Derambarsh s'est engagé très tôt dans la vie citoyenne. Depuis 2014, il est conseiller municipal à Courbevoie.
Arash Derambarsh a été à l'initiative de la loi contre le gaspillage alimentaire. Son objectif est de décliner cette loi en Europe et dans le monde.
Toute la presse internationale a salué cette initiative comme le journal "The Independent" ou "The Guardian".
samedi 2 janvier 2016
samedi 5 décembre 2015
Qui est Robin d’Angelo le menteur de Streetpress ?
Qui est Robin d’Angelo le menteur de Streetpress ?
Voici le droit de réponse intégral qui a été censuré concernant les mensonges et la manipulation de Robin d'Angelo et du site StreetPress.
=> Droit de réponse ici
=> et Droit de réponse également ici
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Témoignage : Quand Robin d’Angelo de Streetpress affabule sur Arash Derambarsh, un élu de la République.
TÉMOIGNAGE TRANSMIS A LA RÉDACTION DE Radio VL :
Robin d’Angelo a fait une enquête sur
Arash Derambarsh, élu municipal de Courbevoie.
TÉMOIGNAGE DE QUATRE TÉMOINS
Nous avons cru que
c’était un article du Gorafi en lisant l’article. Ce “journaliste”, par son
papier sur StreePress, a clairement la volonté de salir l’honneur, la
réputation et l’image de Monsieur Derambarsh. Nous allons démonter point par
point son article.
- 1er
mensonge :
Robin d’Angelo (le
“journaliste”), affirme avoir croisé Arash Derambarsh devant le Fouquet’s.
En réalité, c’est un mensonge.
Nous sommes le
vendredi 6 février. Nous sommes cinq personnes, dont Arash. Celui-ci donne ses
interviews au restaurant de la Grande Armée. Pour ceux qui connaissent, il
s’agit d’un restaurant tout à fait banal. D’ailleurs, Robin d’Angelo arrive en
retard. Nous l’attendons. Et repart avant nous. Nous lui payons même son café
car il nous affirme n’avoir pas assez d’argent sur lui…
- 2ème mensonge :
Robin d’Angelo
avait harcelé Arash Derambarsh pour avoir une interview sur le gâchis alimentaire.
Et cette personne malveillante, peu scrupuleuse de la déontologie, lui avait
promis de ne faire une interview que sur ce sujet, ainsi que sur la pétition.
Nous
sommes tous témoins de la manipulation de Robin d’Angelo et de ses écrits.
- 3ème mensonge :
Robin d’Angelo affirme
qu’Arash Derambarsh distribue depuis janvier. C’est donc, encore une fois, une
information mensongère.
En effet, Arash
Derambarsh avait confirmé dans un communiqué que la distribution ne durerait
que durant les mois de décembre et janvier. Pour preuve, Arash lui a envoyé un
mail (preuve à l’appui) à la demande de Robin d’Angelo. Il a donc encore donné
une fausse information.
- 4ème mensonge :
Il ne s’agit pas
d’une distribution dans un “Carrefour City” mais dans un “Carrefour Market”. En
réalité “, Robin d’Angelo n’est jamais venu à Courbevoie. Ce journaliste
controversé écrit de son salon, bien au chaud, sans s’informer. Il ne dit pas
que Arash a eu les plus grandes difficultés à créer un partenariat et que deux
enseignes lui avait refusé, préférant mettre de l’eau de javel sur la
nourriture.
Il ne
dit pas non plus qu’Arash souhaite faire passer une loi, imposant aux
supermarchés de distribuer les invendus aux associations de leur choix.
- 5ème mensonge :
Il n’y avait pas
une dizaine de bénévoles mais bien une quarantaine chaque soir. Preuve à
l’appui et sur demande. Toutes les photos ont d’ailleurs circulé sur les
réseaux sociaux, ainsi que dans les nombreux reportages TV comme l’AFP ou le
Parisien.
À ce propos, les
bénévoles n’ont jamais trié aucun produit alimentaire. C’est Carrefour qui le
faisait. Les bénévoles, comme nous, nous ne mettions que les produits dans les
sacs afin de les distribuer aux démunis.
De plus, la
distribution ne se faisait pas qu’à La Défense mais dans Courbevoie.
- 6ème mensonge :
Robin d’Angelo
affirme que la pétition sur Change.org est lancée dans la foulée du Grand
Journal. En réalité, cette pétition est lancée le 19 janvier. Et le Grand
journal de canal + n’a lieu qu’après.
- 7ème mensonge :
Robin d’Angelo
ment encore (décidément, cela devient récurent chez ce jeune homme) quand il
affirme reprendre les propos d’Arash Derambarsh concernant sa façon de parler. Il
y a plus de 180000 signatures et chacune est aussi importante que les
ambassadeurs. Nous sommes quatre personnes à affirmer qu’Arash n’a jamais parlé
de cette façon, durant l’interview.
- 8ème mensonge :
Robin d’Angelo,
considéré comme menteur notoire par de nombreuses personnes, fait parler le
rappeur Rost et le député Frédéric Lefebvre.
En réalité, ces
deux personnes, choquées, ne reconnaissent pas leur propos, qui ont été
déformés. Nous les avons contactés et ils sont très en colère.
Décidément Robin…
Ce n’est pas beau de mentir…
- 9ème mensonge :
Arash Derambarsh a
toujours affirmé avoir travaillé au Ministère de l’Intérieur et au Ministère
des affaires étrangères en tant que vacataire (enregistrement à l’appui).
Robin d’Angelo
ment encore quand il prétend que Arash a travaillé “vers” 2005 avec le député
Michel Hunault. En réalité, Arash a été son assistant parlementaire en 2006
pour 6 mois.
- 10e mensonge
(oui déjà…) :
Robin d’Angelo,
parle de l’affaire du président de Facebook (il y a 8 ans déjà mon petit
Robin). Arash a toujours dit que c’était un jeu. C’est sur que c’est plus grave
qu’un élu qui vole dans la caisse ou un tueur en série… C’est juste que tu t’es
fais avoir en raison de ta méconnaissance et ton incompétence sur internet
jeune homme.
Mauvais joueur va
:-)
- 11ème mensonge :
Robin D’Angelo ne
le sait pas mais lorsqu’on organise une soirée, on ne gagne pas beaucoup.
Tiens, voilà un sujet pour toi d’ailleurs.
À l’époque,
c’était en franc. Et Arash ne gagnait pas plus de 1000 ou 2000 francs par
soirée, pour payer ses études de droit. Cela représente donc 300 ou 400 euros
maximum.
Tu as des problèmes avec les chiffres ou tu as été un mauvais élève à
l’école Robin Pinocchio ?
Nous au contraire,
nous le félicitons d’avoir travaillé dur pour en arriver là. Il est éditeur et
c’est un élu. Il représente une méritocratie admirable.
- 12ème mensonge :
Robin, Robin,
Robin… Arash Derambarsh n’a jamais été exclu de l’UDF. Il a quitté le parti en
2008. Il n’a donc pas pu le quitter en 2007. Il n’y a qu’à le demander aux
députés Jean-Christophe Lagarde ou à Maurice Leroy, anciens cadres du
parti. Il n’a jamais reçu d’avis d’exclusion. Ce n’est pas bien d’affirmer sans
sources.
Pas très déontologique.
- 13e mensonge :
Robin d’Angelo est
resté 40 minutes. Sa technique d’entourloupe était de poser systématiquement
une question sur le gâchis alimentaire (sujet qu’il ne maîtrisait pas en plus)
et deux questions sur la vie privée. Du genre : “es tu homosexuel ou hétéro ?”,
“préfères-tu les blondes ou les métisses ?”…
Lorsque les
questions devenaient trop limites, nous lui avons gentiment demandé de partir.
Et nous avons payé son café à sa demande.
Voilà, nous sommes
quatre personnes à témoigner, en dehors d’Arash.
Robin d’Angelo, si
tu te comportes de cette façon avec toutes les personnes que tu interviews, tu
seras rapidement considéré comme un journaliste du Gorafi, ou pire des infos du
monde”, qui annonçait la fin du monde tous les trois mois.
Les quatre témoins
de la pseudo interview trafiquée et mensongère de Robin d’Angelo de StreetPress
jeudi 26 novembre 2015
Arash Derambarsh remporte le prix Edgar Faure du meilleur livre politique de l'année
Arash Derambarsh - "Manifeste contre le gaspillage" (Fayard)
AFP Paris - Le conseiller
municipal (Les Républicains) de Courbevoie, Arash Derambarsh, a remporté mardi
le prix Edgar Faure du meilleur livre politique pour son "Manifeste contre
le gaspillage alimentaire", une cause dont il se veut le héraut.
Arash Derambarsh est un
"ambassadeur du combat contre le gaspillage alimentaire", a estimé le
jury du prix Edgar Faure, présidé par Rodolphe Oppenheimer, petit-fils de
l'ancien président du Conseil sous la IVe République et président de
l'Assemblée nationale dans les années 1970.
Le "Manifeste
contre le gaspillage alimentaire" (Fayard) raconte le combat de l'élu des
Hauts-de-Seine pour empêcher les grandes surfaces de jeter de la nourriture et
de rendre leurs invendus impropres à la consommation. Un texte contre le gaspillage
alimentaire avait été voté à l'unanimité en mai au Palais Bourbon, mais le
Conseil constitutionnel l'avait ensuite censuré pour des questions de
procédure.
Un nouveau texte visant
à renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire aurait dû revenir
mercredi devant les députés. Mais, en raison du bouleversement du calendrier
parlementaire après les attentats du 13 novembre, ce nouveau texte sera
finalement examiné le 9 décembre.
Porté par les députés
Frédéric Lefebvre, Jean-Pierre Decool et Guillaume Garot, il reprend les
dispositions adoptées en mai.
D'origine iranienne, né
en 1979, Arash Derambarsh, directeur de collection chez l'éditeur Cherche-Midi,
affirme avoir souffert de la faim à l'âge de 20 ans quand il était étudiant en
droit à Nanterre. Pour mener le combat de sa vie, Arash Derambarsh n'a pas
hésité à remuer ciel et terre, se rendant à l'Élysée, fréquentant assidument
les couloirs de l'Assemblée et du Sénat.
Arash Derambarsh, qui
anime un blog, est également très présent sur les réseaux sociaux. C'est ainsi
que le cinéaste Mathieu Kassovitz, qui signe la préface du Manifeste, a pris
contact avec lui. Arash Derambarsh est "un jeune homme plein d'ambition
qui peut agacer au premier abord tant sa constante énergie et son besoin de justice
surprennent à notre époque", écrit le cinéaste dans la préface du livre,
vendu 10 euros, et dont l'intégralité des droits d'auteur vont à la Croix Rouge
française.
L'élu municipal est
aussi à l'origine d'une double pétition, française et européenne, pour dire
"stop au gâchis alimentaire" qui a recueilli plus de 210.000
signatures en France et plus de 734.000 en Europe.
Un second prix intitulé
"Regard d'Edgar" (vote des internautes) a été remis mardi au livre
"Politique et Éthique: Regards Croisés" (Bart and Jones), un ouvrage
collectif coordonné par Nathalie Bordeau et David-Xavier Weiss.
Revue de presse :
- AFP (Arash Derambarsh lauréat du prix Edgar Faure dumeilleur livre politique)
- Le Figaro (Le prix Edgar Faure pour Arash Derambarsh)
- Le Parisien (Arash Derambarsh lauréat du prix Edgar Faure 2015)
- BSC News (Arash Derambarsh : un élu en lutte contre legaspillage alimentaire)
- Vidéo (Arash Derambarsh - Prix Edgar Faure 2015 par Christophe Train)
mardi 17 novembre 2015
lundi 9 novembre 2015
Stéphane Boukris soutient Arash Derambarsh sur le gaspillage alimentaire
Stéphane Boukris soutient Arash Derambarsh sur le gaspillage alimentaire
Le conseiller municipal de Courbevoie Arash Derambarsh publie un livre intitulé
Manifeste contre le gaspillage, en librairie le 2 novembre.
Préfacé par
l’acteur et réalisateur Mathieu Kassovitz et par Jean-Jacques Eledjam
(président de la Croix-Rouge française), et postface de Stéphanie Rivoal (présidente d'Action contre la faim), le livre raconte l’action de l’élu sur
ce thème depuis les distributions de denrées à la sortie d’un supermarché de
Courbevoie jusqu’à son lobbying en faveur d’une obligation pour les grandes
surfaces de donner leurs invendus alimentaires.
Il présente aussi des
initiatives menées pour réduire le gaspillage et livre une série de «trucs et
astuces».
lundi 2 novembre 2015
Livre d'Arash Derambarsh : "Manifeste contre le gaspillage" (Fayard)
« À 20 ans, j’ai eu faim et honte de le dire. Il n’est pas simple, dans une société où l’image importe tant, d’avouer qu’on ne gagne pas beaucoup d’argent. À compter de ce jour, le combat contre le gaspillage alimentaire est devenu ma priorité. Comment tolérer cette aberration en bas de chez nous : des kilos de nourriture mis à la poubelle par les supermarchés, à deux pas des SDF qui peinent à se nourrir et dorment dans la rue ?
Avec l’aide de bénévoles et d’amis de ma ville, avec aussi le soutien de personnalités, j’ai initié une vaste mobilisation et réussi à faire plier la grande distribution : le 21 mai 2015, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité un amendement obligeant les grandes surfaces à distribuer leurs invendus à l’association de leur choix. Le Conseil constitutionnel l’a invalidé pour un motif de procédure, mais une nouvelle proposition de loi a immédiatement été redéposée, et elle sera votée très bientôt. Nos efforts ont aussi permis le vote d’un amendement au Parlement européen le 9 juillet.
À la fois récit de cette action collective et guide pratique, ce manifeste prouve qu’il est facile de cesser de gaspiller : en n’achetant que le nécessaire, en faisant ses achats dans le bon ordre, en comprenant mieux l’étiquetage et les dates de péremption, en apprenant à accommoder les restes, mais aussi en veillant à économiser l’eau et l’énergie.
Parce que chacun peut contribuer à faire reculer la faim dans notre pays et dans le monde. »
Né en 1979 à Paris, éditeur, thésard et futur avocat, Arash Derambarsh s’est engagé très tôt en politique.
Depuis 2014, il est conseiller municipal à Courbevoie.
Préfaces de Mathieu Kassovitz et de Jean-Jacques Eledjam (président de la Croix-Rouge française), postface de Stéphanie Rivoal (présidente d’Action contre la faim).
Lire également sur RFI : "Manifeste contre le gaspillage, plaidoyer pour une France sans faim"
mercredi 23 septembre 2015
mercredi 2 septembre 2015
Portrait d'Arash Derambarsh (élu de Courbevoie) sur France 24
"Arash Derambarsh, l’élu français qui veut éradiquer la faimdans le monde" (France 24)
Le conseiller municipal
de Courbevoie Arash Derambarsh, est devenu en quelques mois "la"
figure internationale de l’anti-gaspillage alimentaire. Retour sur le parcours
de ce militant populaire et ambitieux, reçu jeudi à l’Élysée.
Arash Derambarsh fait
partie de ces hommes politiques que l’on devine tout de suite ambitieux,
persévérant - voire impatient - mais indéniablement courageux. Du haut de ses
35 ans, ce conseiller municipal divers droite de Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine,
peut se vanter d’avoir défié le puissant lobby agroalimentaire français et
d’avoir réussi à le faire plier.
Comment ? En partant en
croisade contre le gaspillage alimentaire. Le 21 mai dernier, l’Assemblée
nationale a voté - à une rare unanimité - l’interdiction pour les grandes
surfaces de jeter leurs invendus ou de les rendre impropres à la consommation,
notamment en les aspergeant d’eau de Javel. Désormais, les supermarchés devront
s'efforcer de nouer des partenariats avec des associations. Une première en
France que l’on doit en grande partie au combat de ce pourfendeur du gâchis,
dont l’engagement a été relayé par de prestigieux médias comme "LeMonde" ou encore le "Guardian", en Angleterre.
Pour couronner cette
victoire législative, l’élu de Courbevoie est invité jeudi 11 juin à l’Élysée.
Arash Derambarsh sera reçu par Patrice Biancone, le conseiller du président
chargé des relations avec les ONG. Une fierté pour l’élu qui devrait demander
l’aide de Paris pour mener son combat à l’échelle européenne. "Nous sommes
le premier pays au monde à obliger les supermarchés à redistribuer les
invendus. C’est incroyable ! Il faut que ça continue", s’enthousiasme-t-il
auprès de France 24.
Un système aberrant
Cet emballement pour la
cause, Arash Derambarsh explique l’avoir chevillé au corps depuis longtemps. Né
en France de parents iraniens ayant fui leur pays après la révolution
islamique, le jeune élu raconte qu’étudiant il n’avait pas beaucoup de
ressources. "Je gagnais environ 800 euros par mois. Mon loyer était de 400
euros. Il ne me restait que 400 euros pour le reste, les factures et la
nourriture. C’était peu." En grandissant et en s’engageant dans la voie de
la "res publica", le jeune homme se fait alors une promesse, celle d’éradiquer
la faim. Un projet pharaonique, un peu fou, qu’il n’a pourtant jamais
abandonné. "Beaucoup d’hommes politiques sont déconnectés de la réalité.
Je ne veux pas être comme eux, explique-t-il, il faut se battre, et pour se
battre, il faut aller sur le terrain."
Il expérimente donc le
milieu humanitaire en créant son association "Courbevoie 3.0". Il
fait du porte-à-porte dans sa ville auprès de Monoprix, Franprix, pour
récupérer la marchandise invendue, mais se heurte à chaque fois à une fin de
non-recevoir.
Seul Carrefour Market
conclut un marché avec lui. Nous sommes en janvier 2015. Trois fois par
semaine, les bénévoles pourront venir récupérer les invendus à 21h30 et les
redistribuer le soir même. "Ce que nous faisions était honorable mais
illégal. C’est là que j’ai réalisé que le système était complètement aberrant.
Chaque jour, chaque supermarché gâche plus de 40 kg de nourriture. Dans le même
temps, la classe moyenne a de plus en plus de problèmes économiques !", explique-t-il.
"C’était absurde, nous ne pouvions pas rester les bras croisés. Il nous
fallait une loi".
Une cause noble, un
communicant hors pair
Arash Derambarsh
s’engage donc dans la deuxième phase de son combat : l’action médiatique. En
janvier de la même année, il lance avec le réalisateur français Matthieu
Kassovitz, son ami, une pétition sur le site change.org qui recueille en moins
de 16 semaines plus de 200 000 signatures. "Un record qui nous a aidés à
porter le projet aux portes de l’Assemblée". Pendant ces quatre mois de
pétition, les soutiens affluent. De nombreuses personnalités telles que Johnny
Hallyday, Bruno Gaccio, Omar Sy, Youri Djorkaeff ou encore Antoine et Emma de
Caunes frappent à sa porte.
Sa notoriété grandit
aussi vite que son programme contre le gaspillage alimentaire s’affine. Sa
communication se perfectionne. Ses interventions sont travaillées, ses réponses
fusent, scolaires, claires, précises. Comment les grandes surfaces vont-elles
se plier à la loi ? Rien de plus simple, affirme-t-il. "Tout fonctionnera
grâce à deux canaux de distribution". Il y aura les associations agréées
(Restos du cœur, Croix-Rouge…) qui pourront récupérer une partie de la
marchandise en respectant la chaîne du froid. Et il y aura les autres associations
qui répartiront, de leur côté, les invendus le soir même. Pour faciliter cette
deuxième option, Arash Derambarsh souhaite instaurer un droit opposable qui
permettrait à tout citoyen de créer une association pour ensuite s’adresser au
supermarché de son choix et récupérer la nourriture.
Certaines associations
alimentaires, pourtant, ne partagent pas ses méthodes. Elles redoutent
notamment les complications logistiques de la nouvelle loi : qui s'occuperait
du tri ? Qui s'occuperait des déchets liés à ce tri ? Par ailleurs, d'autres
observateurs voient avant tout dans son engagement un formidable coup de pub
médiatique. Mais l’élu ne veut pas passer pour un Rastignac cachant ses
ambitions politiques derrière une cause louable. "Je ne me présenterai à
aucune élection avant 2020 pour prouver la sincérité de mon combat",
explique-t-il. 2020, l’année des prochaines municipales, répondent ses
détracteurs…
Pour contrer ces
médisances, le conseiller municipal a fait de sa cause un sacerdoce. "Je
ne veux plus que la faim soit un problème. C’est peut-être naïf pour certains
pourtant mon combat ne l’est pas. Les lobbys me traitent de farfelu. Je me fous
de ce qu’ils pensent, moi, en quatre mois, j’ai obtenu une loi", lâche-t-il.
Les "lobbys" en question l’accusent surtout de s’être trompé de
cible. "La loi se trompe […] de sujet en visant la grande distribution,
qui ne représente que 5 % du gaspillage alimentaire", a regretté la
Fédération française de la grande distribution.
Qu’importe, c’est un
premier pas, rétorque l’élu de la République. Dopé par son succès, Arash
Derambarsh souhaite maintenant élargir son combat à l’Europe, et même à
l’Afrique. "J’aimerais lancer une nouvelle pétition dans toute l’Union
européenne, où 100 millions de personnes vivent sous le seuil de
pauvreté", explique-t-il. "Et après, oui, pourquoi pas l’Afrique ?
Avec mon programme, un tiers de la faim dans le monde pourrait être
éradiquée".
Une utopie ? "Je n’espère pas… Tout ce que j’aimerais
dire aux dirigeants européens aujourd’hui, c’est que s’il y a bien un seul
projet pour lequel ils devraient se battre, un seul projet à faire passer dans
leur vie, c’est celui-ci."
Portrait d’Arash Derambarsh (élu de Courbevoie) sur RFI
Portrait d’Arash Derambarsh (élu de Courbevoie) sur RFI par Anne Bernas
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| Arash Derambarsh à Courbevoie |
Obliger les supermarchés à redistribuer leurs invendus, tel est le combat mené par un jeune élu de Courbevoie, en banlieue parisienne.
Arash Derambarsh, débordant d’enthousiasme, a bien l’intention que cette lutte aboutisse à une loi, ce qui serait une première en France.
Ambitieux et décidé, il projette même de l’étendre par la suite au continent africain.
Un défi de longue haleine que le jeune élu entend mener jusqu’au bout.
« Les Courbevoisiens m’ont demandé d’agir sur la vie concrète des gens, de ne pas faire de baratin ou de blabla comme beaucoup d’élus ». Les bases sont posées.
A 35 ans seulement, il a tout du politicien. Arash Derambarsh raconte son combat pour la énième fois. Les médias sont déjà nombreux à s’être emparés de son histoire et le conseiller municipal gère avec tact sa popularité croissante. Le discours est maîtrisé, sans ambages, les mots sont pesés. « L’idée est venue d’un vécu, raconte le jeune homme. J’ai connu la faim lorsque j’étais étudiant et que je ne gagnais que 700 euros par mois. »
Aujourd’hui, il s’insurge que le 10 de chaque mois, la classe moyenne se serre la ceinture et que les SDF soient de plus en plus nombreux dans l’Hexagone. Face à cette alarmante situation, Arash Derambarsh, « élu de la République », comme il aime à le répéter, veut apaiser les souffrances de ses concitoyens par une manière simple : stopper le gaspillage alimentaire. Chiffres à l’appui, il poursuit sa démonstration, expliquant que chaque jour, ce sont entre 20 et 40 kilos d’invendus qui sont jetés dans chaque supermarché, une « aberration ». Au niveau planétaire, un tiers de la production mondiale de nourriture est gâchée…
Alors, l'homme est passé à l’action en fin d’année dernière. Le terrain, quoi de mieux pour un élu !
A la fermeture d’un supermarché de sa ville, accompagné d’amis et de citoyens de Courbevoie, Arash Derambarsh récupère les invendus de la journée et les distribue aux plus démunis de sa ville qui jouxte le quartier d’affaires de La Défense à l’ouest de Paris. « Chaque soir, on distribuait l’équivalent de 500 euros de nourriture ». Les médias aidant, l’action du Courbevoisien a eu un écho retentissant. « Comme ce qu’on faisait n’était pas légal, et bien on demandait une loi », poursuit l'élu.
Ainsi, en janvier dernier, il lance une pétition avec son « ami », l’acteur et réalisateur Mathieu Kassovitz pour qu’une loi imposant, ou incitant aux supermarchés de donner, soir après soir, tous leurs invendus à l'association de leur choix, soit votée. Techniquement, ce que propose Arash Derambarsh, c’est donc que chaque citoyen puisse créer une association pour ensuite s'adresser à l'enseigne de son choix dans sa commune, afin que celle ci lui remette les invendus pour une distribution le soir même. Aujourd’hui, plus de 170 000 personnes ont déjà signé la pétition, un réel succès pour celui dont le discours est rodé et efficace. Car écouter Arash Derambarsh, c’est être confronté à un exercice journalistique peu commun tant le protagoniste contrôle la situation et écarte d’un revers de main toute forme de critique ou « parasitage ».
Des soutiens de poids
Plus de quarante parlementaires et élus de toutes couleurs politiques soutiennent désormais l’initiative d’Arash Derambarsh, dont des soutiens de poids. Des stars du show-biz sont aussi aux côtés du jeune homme qui semble avoir un réseau plus qu’impressionnant... Laetitia et Johnny Halliday, Omar Sy, etc., la liste est longue. Récemment, c’est ONE-France, l'organisation cofondée par Bono, chanteur du groupe U2, qui a apporté son soutien à l’action de l’élu.
Le 7 avril, le Courbevoisien va « convaincre » l'Élysée du bien-fondé de son initiative, accompagné d'une délégation de 15 personnes dont Frédéric Daerden, qui a mis en place un système quasi-similaire et qui a fait ses preuves à Herstal, en Belgique. Suite à cette pétition, le député Guillaume Garot a pris l’engagement de légiférer contre le gâchis alimentaire. « Député, je ferai, avant la mi-avril, des propositions concrètes au gouvernement, pour mettre en œuvre dans notre pays une politique cohérente contre le gaspillage alimentaire, qui permette de faciliter le don et plus largement d’éviter le gaspillage. C’est dans ce cadre que sera traité le problème des invendus de la grande distribution. Je proposerai dans la foulée, une loi, écrite avec des élus de tous bords politiques, tirant les leçons des multiples initiatives locales menées partout en France ». « Il y aura une loi avant l’été sur le gâchis alimentaire », s’enorgueillit de son côté Arash Derambarsh, plus que jamais sûr de lui et qui semble ignorer l’existence du mot « douter ».
Rien ne l'arrête, ni certaines associations qui ne considèrent pas nécessairement cette initiative d’un bon œil, craignant des mesures coercitives, ni même le poids des lobbys industriels. « Je suis un élu français, les pressions ne me préoccupent pas. Rien ne peut et ne pourra m’influencer. Rien. Toutes ces forces obscures des lobbys, je les combattrai ». Alors fait-il cela par pur humanisme et par pur altruisme ? Il semblerait que oui, puisque l’élu, imperturbable, ne prétend avoir aucune visée électorale avant 2020… « Tout ceci, pour moi, est un objectif d’intérêt général. Rien de plus. Je suis là pour apporter des réponses à un problème. Je suis dans l’action, je ne suis pas un idéaliste ».
Une utopie ?
Arash Derambarsh, fort de sa victoire qu’il estime certaine, ne veut pas se cantonner à combattre le gâchis alimentaire en France. En fin politicien, il entend ainsi s’attaquer au continent africain… là où sévit aussi un gaspillage alimentaire d’une toute autre teneur. La cause est noble et belle, mais elle paraît utopiste. Sauf pour le jeune élu, irrité par le mot. « Nous faisons une action locale, dit-il, mais la pensée est globale ».
Doctrine du village planétaire à l’appui, l’élu de Courbevoie, volontiers séducteur, analyse : « La grande pauvreté, elle est en Afrique. Et le gâchis, il est aussi dans les supermarchés du continent noir. Et là-bas, avec dix fois moins on peut se nourrir dix fois plus. On veut taper très fort ».
Arash Derambarsh, peut-être un brin naïf, est persuadé que son action dans l’Hexagone va faire effet boule de neige. « Je veux prendre le calendrier international à témoin et dire que ce que nous voulons faire en France, en Belgique, nous le ferons ensuite dans l’Union européenne puis à l’international ». Et d’expliquer qu’en octobre et en novembre prochains, ce sera à la table des Nations unies par le biais de One-France. La lutte contre le gaspillage fait en effet partie des 17 Objectifs de développement durable (ODD) devant être adoptés en septembre à l’ONU. Quand on sait que la quantité de nourriture jetée par l’ensemble des producteurs, distributeurs et consommateurs des pays dits « riches » pourrait nourrir sept fois la population souffrant de la faim dans le monde, la cause vaut plus que jamais la peine d’être défendue.
Altermondialiste ou sauveur de l’humanité dans l’âme, Arash Derambarsh veut que sa génération, celle des trentenaires, se rende compte que si rien n’est fait, l’humanité court à sa perte. « Quand les gens ont faim ou ont soif, en France ou n’importe où sur la planète, ca provoque des guerres ». Et l’élu de justifier que son discours est sensé : « Notre pétition a été signée dans bien d’autres pays que la France. J’ai reçu des mails de soutien du monde entier ». Et Arash Derambarsh de poursuivre son discours tout en serrant les mains de ses concitoyens de Courbevoie. Si l'initiative d’Arash Derambarsh ne fait pas l'unanimité, sa cause n'en demeure pas moins une réponse encourageante face à l'immensité du problème de la malnutrition, qui concerne un milliard d'hommes dans le monde.
| Arash Derambarsh et des bénévoles à Courbevoie |
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