samedi 9 octobre 2010

Pourquoi nous publions le livre "Omerta dans la police" ?

Depuis plusieurs semaines, je reçois de nombreux appels de hautes personnalités politiques, de fonctionnaires de police et de journalistes concernant le livre de Sihem Souid ("Omerta dans la police" - Abus de pouvoir, homophobie, racisme, sexisme).

Homophobie, racisme, course aux chiffres, sexisme, bavures, abus de pouvoir et pressions : voici le quotidien de certains fonctionnaires de police, garants de l'ordre public et défenseurs des libertés publiques. Sihem Souid, publie un rare réquisitoire dénonçant "omerta" et "discriminations" à la police aux frontières (PAF) service de pointe dans le contrôle de l'immigration, notamment aux aéroports de Charles de Gaulle et Orly.

Française d'origine tunisienne, aujourd'hui adjointe administrative à la préfecture de police de Paris, Sihem Souid, 29 ans, explique avoir subi et vu tellement de choses graves qu'elle ne peut plus se taire. Sortie major de sa promotion, elle croyait que la police nationale était au service du public et des citoyens, mais elle s'aperçoit progressivement que l'institution républicaine n'est plus la garante des valeurs qu'elle est censée défendre.

Elle est allée, accompagnée de plusieurs collègues, jusqu'à saisir la justice pénale pour dénoncer ces comportements. Ces risques, elle les a pris au détriment de sa carrière mais aussi de sa vie personnelle. Chantages, pressions, menaces, sa plainte la poursuit jusque dans sa vie de citoyenne.

Le cherche midi éditeur a décidé de publier son récit et je vais expliquer pourquoi.

En tout premier lieu, le cherche midi a toujours défendu les institutions de la République en matière de justice. Je rappelle que nous avons publié et rendu hommage à l'histoire de la gendarmerie nationale, au GIGN (récit de Jean-Luc Calyel), au métier de Négociateur au RAID (remerciement à Monsieur Amaury de Hauteclocque et à Christophe Caupenne), des magistrats comme Philippe Bilger ou encore prochainement avec le vice-batônnier de Paris, Maître Jean-Yves Leborgne.

Par ailleurs, nous soutenons les valeurs de la République qui proclament que chaque citoyen a des droits, des devoirs et des obligations. La société Française souffre de ses divisions, de sa désorganisation et de ses doutes sur son avenir, voire de son destin. Nous devons réagir et pointer du doigt les incohérences de ce sytème. C'est de notre fonction et de notre obligation d'éditeur que de faire bouger les lignes de la République.

Enfin, nous ne pointons pas du doigt une responsabilité collective. Les forces de l'ordre sont, dans la très grande majorité, des femmes et des hommes que nous admirons pour leur dévouement au service des français. Et c'est justement pour cette raison que nous souhaitions publier le récit de cette jeune fonctionnaire de police. En effet, cette femme aime la police, elle veut se mettre au service de l'intérêt général. Mais le système est devenu une usine à gaz. Ce système ne marche plus. Mais ce système, ce n'est pas le système de Nicolas Sarkozy ou d'autres politiques. C'est un tout qui a été bâti de longues dates. Dire que ce système est de la responsabilité d'un seul homme ou d'une seule femme est démagogique, politicien et n'a pas de sens. C'est de notre responsabilité à tous. Nous avons chacun à nous remettre en cause dans notre comportement.

Aimons-nous si peu la France pour la voir glisser peu à peu ? Non, c'est pour cette raison que nous voulons aider la République. Car cette République, c'est la nôtre. Il faut la préserver.

Nous voulons une police républicaine afin qu'elle soit légitime pour sanctionner et verbaliser les contraventions, les délits et les crimes. Aujourd'hui, il y a de la défiance, de la méfiance et de la crainte. Ce n'est pas admissible et ce n'est pas ce que nous voulons pour notre République Française.

Sihem Souid débute son ouvrage par la phrase suivante : "cet ouvrage n'est pas un pamphlet. Il s'agit d'un vécu de l'intérieur de l'institution policière. Tous les faits énoncés le sont sur la base de témoignages, de documents, procès-verbaux, comptes-rendus officiels, rapports et notes de service. Avec ce livre, il est possible que je perde mon emploi mais si la vérité est à ce prix, je n'aurai aucun regret".

  




"Omerta dans la police" : Débat Henri Guaino - Sihem Souid
envoyé par editions-Derambarsh.

mercredi 6 octobre 2010

La Légion d’Honneur n’est pas un cadeau !




Ce qui était une décoration au-dessus de tout soupçon  est devenu aujourd’hui sujet à débat.


En effet, pas un jour sans son lot de polémique et de suspicion concernant la décernation de cette médaille. Il y a bien sûr l’affaire controversée « Patrice de Maistre – Eric Worth », le procureur Jean-Claude Marin qui a été critiqué par Dominique de Villepin pour avoir enquêté à charge contre lui dans le dossier Clearstream, le refus des journalistes Marie-Eve Malouines (France Info – Radio France) et Françoise Fressoz (journal Le Monde), la décoration de nombreux peoples comme Daniela Lumbroso ou encore l’économiste Alain Minc. Mais cela ne date pas de la présidence de Nicolas Sarkozy.
Ainsi, au début, mais vraiment au tout début, la Légion d'honneur voulue par Bonaparte répondait à une demande bien réelle de la population française, privée par la Révolution des ordres royaux. Et notamment de l'ordre de Saint-Louis, créé par Louis XIV, qui ouvrait la voie de l'anoblissement à ses membres au bout de trois générations et dont le Premier consul s'inspirera à la fois pour la couleur (le rouge) et certains grades (chevalier, commandeur, grand-croix) lorsqu'il instaurera son équivalent républicain.

La raison d'être du tout nouvel Ordre était, officiellement, de récompenser les militaires ou les civils ayant rendu d'éminents services au pays. Dans la première remise de 1804, pensée et servie par le général Bonaparte, devenu l'empereur Napoléon Ier, on trouve successivement une série de soldats méritants, mais aussi des savants, Monge, Chaptal et Jussieu, ainsi que David et Houdin. Autant dire, que des éminentes personnalités.

Curieusement, la Restauration puis le régime de Louis-Philippe conservèrent, à quelques modifications près, noblesse oblige, cette Légion imaginée par Napoléon, emprisonné à Sainte-Hélène. Signalons que c'est le Président Louis Napoléon Bonaparte, un an avant de devenir Napoléon III (dit « le petit »), qui permit aux dames et demoiselles de s'accrocher le ruban sur le sein.

La République installée, le ruban rouge va connaître son heure de gloire. Les gouvernements qui se succèdent en font un usage débridé. Chaque notable, si insignifiant soit-il, veut l'avoir sur son costume du dimanche. Un président de la République, Jules Grévy, doit même démissionner en 1887 juste après sa réélection à cause de son gendre, un nommé Wilson. Ce dernier s'était établi vendeur de décorations en association avec un général du ministère de la Guerre, ce qui rapportait beaucoup mais faisait mauvais effet.

François Mitterrand en a lui-même épinglé plus de 1 500.

Cette phase de grande distribution, moralisée un moment par la guerre de 14-18, reprend après Vichy. Puis le Général de Gaulle tente de limiter l'inflation en imposant des quotas : pas plus de 125 000 distingués vivants au total dans les cinquante années à venir. On est loin du compte à l'époque, puisque près de 300 000 Français et Françaises sur pied arborent la Légion d'honneur, malgré l'instauration d'un autre ordre national, le Mérite, censé consoler les impétrants privés de ruban rouge.


Avec des hauts et des bas, les restrictions gaulliennes vont tout de même finir par s'imposer : on en est aujourd'hui à plus 113 000 membres vivants de l'Ordre, tous grades confondus, et les militaires supplantant très légèrement les civils.

Chacun sait que les listes de nommés et de promus sont publiées trois fois par an au Journal officiel : le 1er janvier, le dimanche de Pâques et le 14 juillet. Mais beaucoup de gens ignorent que cette énumération ne constitue qu'un préliminaire. Encore faut-il arriver jusqu'à la remise de la médaille désirée par une notabilité quelconque, l’idéal restant bien sûr le chef de l'Etat lui-même, grand maître de l'Ordre.

Il arrive que le Conseil de la grande chancellerie, à qui appartient la décision finale, en accord avec le président de la République, ne décerne pas la Légion d’Honneur. En effet, il a deux sortes de « bannis » du ruban rouge : les rebelles et les individus qui ont des problèmes avec la justice.

Les premiers sont les personnalités qui ont échappé, par miracle, aux «enquêteurs» de l'Ordre chargés de vérifier par lettre ou par téléphone si elles acceptent la distinction proposée par un autre légionnaire, comme le veut l'usage. En général, les réticents sont détectés avant même leur inscription au JO : Catherine Deneuve, Simone Signoret et Yves Montand, Raspail, Lamennais, Gérard de Nerval, Littré, Barbey d'Aurevilly, Gustave Courbet, Béranger, Maupassant, Pierre et Marie Curie, Degas, Ravel, Gide et Sartre ont, entre autres, refusé de figurer sur les «listes rouges». Ceux qui passent entre les mailles du filet protecteur et découvrent leur nom dans un journal sont très rares : Brigitte Bardot, Claude Lelouch et Coco Chanel, qui trouvait qu'«un ruban rouge ça vous fout en l'air un tailleur», appartiennent à cette catégorie.

Dans les autres cas, il y a eu des controverses judiciaires comme le cas Papon. En effet, au départ, aucune réaction de la grande chancellerie ni de son grand maître après l'inculpation de Papon pour complicité de crimes contre l'humanité. Rien non plus lors de son renvoi devant les assises. Et silence total lors de sa condamnation, le 2 avril 1998. Mais à la suite de sa condamnation, Michèle Alliot-Marie déclara qu’à la suite de la décision de justice, la République a décidé de retirer la croix de commandeur de la légion d'honneur à celui-ci.

Le problème est donc simple, il s’agit de redonner de la crédibilité à cette décoration.
Une initiative est donc à saluer. C’est celle de Rodolphe Oppenheimer, petit-fils d’Edgar Faure. Celui-ci a créé l'Association des décorés des Arts et des Lettres afin de prolonger la pensée d'André Malraux qui avait fondé l'Ordre des Arts et des Lettres en l'imaginant, patrimoine national, « respecté et envié des artistes, des écrivains, des créateurs ».
Notre République doit redevenir une émulation afin de tirer tous les Français vers le haut. Et cela passe forcément par ce genre d’initiative.

mercredi 22 septembre 2010

Will.I.Am - It's a New Day - Victoire de BARACK OBAMA !

Will.I.Am - It's A New Day - Victoire de Barack Obama !


Will.I.Am - It's a New Day - Victoire de BARACK OBAMA !

Barack Obama, né le 4 août 1961 à Honolulu, dans l'État d'Hawaï, est le 44e et actuel président des États-Unis.

Fils d'un Kényan noir et d'une Américaine blanche du Kansas, il est le premier Afro-Américain ayant accédé à la présidence des États-Unis. Son parcours a suscité chez les électeurs comme dans les médias du monde entier un grand intérêt.

Après avoir été travailleur social, plus spécifiquement « organisateur de communauté » (community organizer en anglais), dans les quartiers sud de Chicago durant les années 1980, puis avocat en droit civil à sa sortie d'Harvard, il enseigne le droit constitutionnel à l'Université de Chicago de 1992 à 2004.

Barack Obama entre en politique en 1996 : il est élu au Sénat de l'Illinois où il effectue trois mandats, de 1997 à 2004. Il connaît l’échec lors de sa candidature à l’investiture du Parti démocrate pour la chambre des représentants en 2000 mais l'obtient en mars 2004 pour le Sénat des États-Unis. Barack Obama se distingue notamment par son opposition précoce à la guerre lancée par George W. Bush en Irak et par le discours qu’il prononce en juillet 2004 lors de la convention démocrate qui désigne John Kerry comme candidat à la présidence, prestation remarquée qui le fait connaître pour la première fois au plan national.

Élu sénateur en novembre 2004, il déclare sa candidature à l’investiture démocrate pour la présidence des États-Unis le 10 février 2007 à Springfield. Il remporte les primaires face à Hillary Clinton et est officiellement désigné candidat lors de la convention de son parti à Denver, le 27 août 2008.

Après avoir remporté avec 52,9 % des voix et 365 grands électeurs, le 4 novembre 2008, l'élection présidentielle contre le républicain John McCain, Barack Obama entre en fonction le 20 janvier 2009.

Le 9 octobre 2009, il reçoit le prix Nobel de la paix.

lundi 20 septembre 2010

U2 - Sunday bloody sunday - democracy in Iran (Paris 2010)

Concert de U2 au Stade de France à Paris (France) le samedi 18 septembre 2010.

U2 soutient la démocratie et les droits de l'Homme en Iran sur fond de "Sunday Bloody Sunday". Bravo!

Ambiance extraordinaire !


U2 - Sunday bloody sunday - democracy in Iran (Paris 2010)
envoyé par cherche-midi-derambarsh.

vendredi 17 septembre 2010

Concert U2 à Paris ! La légende continue !

Le plus grand groupe de pop rock au monde est à Paris le 18 septembre 2010 pour un concert unique au Stade de France.

U2 est un groupe irlandais de rock formé en 1976 à Dublin. Il est composé de Bono (Paul Hewson) au chant, The Edge (David Evans) à la guitare, au piano et au chant, Adam Clayton à la basse et Larry Mullen Junior à la batterie.


Depuis les années 1980, U2 s'est imposé sur la scène mondiale comme l'un des plus grands groupes de rock. On lui doit notamment les albums War, The Joshua Tree, Achtung Baby et All That You Can't Leave Behind.

Sunday Bloody Sunday, New Year's Day, Pride (In the Name of Love), With Or Without You, I still haven't found what I'm looking for, Where The Streets Have No Name, Desire, One, Beautiful Day ou Vertigo sont quelques exemples de succès planétaires du groupe.

U2 a vendu 170 millions d’albums (juin 2009) et a également remporté 22 Grammy Awards. U2 est classé numéro 22 dans la liste des 100 plus grands artistes de tous les temps du magazine Rolling Stone.

Depuis le milieu des années 1980, le groupe défend la cause des Droits de l'homme et Bono a été en lice pour le Prix Nobel de la paix en 2003 et en 2005. Il a aussi fait la promotion d'Amnesty International lors de ses concerts. Les membres du groupe deviennent d'ailleurs « ambassadeurs de conscience » de l'organisation en 2005. En décembre 2005, Bono est nommé « Personnalité de l'année 2005 » par le Time Magazine pour son combat en faveur de l'Afrique.

Le dernier album studio de U2, publié en février 2009, se nomme No Line On The Horizon.




Stade de France (Paris - France) - samedi 11 juillet 2009







Stade de France (Paris - France) - samedi 11 juillet 2009



J'ai eu la chance de rencontrer Bono et de discuter avec lui, notamment sur les problèmes de l'endettement du continent Africain. C'est un homme passionné, généreux et qui fait de la vraie Politique. Un grand Monsieur. 

mercredi 15 septembre 2010

Emission "culture vive" sur RFI pour le livre "carton rouge ! Les pensées du football"

J'ai été l’invité de l’émission "Culture vive" sur RFI pour le livre « Carton rouge ! Les pensées du foot », publié aux éditions du Cherche-Midi
(07:51)








par Pascal Paradou (journaliste à RFI), le vendredi 9 juillet 2010

Pays-Bas – Espagne, ce sera donc, ce dimanche 11 juillet, la finale de la Coupe du Monde. Excitations pour les uns, soulagement pour les autres. D’ici là nous avons encore le temps de nous pencher sur le petit livre d’Arash Derambarsh. Le cherche midi (avec Arnaud Hofmarcher et Marie Misandeau) vient de publier Carton rouge !

Les pensées du foot dans la Collection "Le Sens de l’humour" aux éditions du Cherche-Midi. Un bêtisier pour les amateurs et les allergiques au football. Un recueil de maximes du genre « On a perdu parce qu’on n’a pas gagné », « Ça m'est égal de perdre tous les matchs si on est champion à la fin » et d’autres perles et paroles d'humoristes, de joueurs, d'entraîneurs, de commentateurs et même de Jean-Luc Godard : « La révolution en France devient plus facile. Vous supprimez le football à la télé et les gens descendent dans la rue ». Un échange philosophique sur le terrain de foot ? Le football provoque-t-il de la pensée ou plutôt des brèves de comptoir ? Réponse avec l'éditeur Arash Derambarsh, invité de l’émission Culture vive sur RFI.

Les pensées, blagues et anecdotes réunies dans cet ouvrage, toutes plus désopilantes les unes que les autres, ne laissent aucun doute : le rire et le foot font très souvent bon ménage.

Que l'humour soit volontaire ou non, cruel ou moqueur, il est en tout cas bien présent, sur le terrain comme dans les vestiaires. Paroles d'humoristes, de joueurs, d'entraîneurs, de commentateurs, c'est à un véritable festival que nous vous invitons ici, qui ne laissera personne sur la touche !
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Pour la petite histoire, j'avais pronostiqué en direct la victoire de l'Espagne 1 - 0 !

lundi 13 septembre 2010

Salon du livre d'Ouessant : un salon humain et efficace

Un jour aux éditions du cherche midi, Olivier de Kersauson et moi avions discuté à propos du salon international du livre insulaire d’Ouessant. Il me disait que ce salon est humain, efficace et que c'est un moment de bonheur. Il ne croyait pas si bien dire.

En effet, lorsque j’ai eu le plaisir d’être contacté par Jean-Lou Bourgeon, un amoureux du livre, de la Bretagne et d’internet, j’ai été enthousiaste pour venir. Cependant, ce salon tombait en plein milieu de ma prépa d’avocat. J’ai finalement accepté et je n’ai pas été déçu.

L'île d'Ouessant (Enez Eus en breton, Ushant Island en anglais) est une commune insulaire du département du Finistère, dans la région de Bretagne, en France. Le bourg d'Ouessant s'appelle Lampaul et ses habitants sont appelés Ouessantin et Ouessantines. Il y a 857 habitants vivant sur cette ile.

Depuis 1999 se tient tous les ans à Ouessant un Salon du livre insulaire au mois d'août. Je tiens donc à saluer Isabelle Le Bal pour sa générosité et son travail formidable depuis douze ans.

Ainsi, ce 12e salon international a eu lieu du mercredi 18 au dimanche 22 août.

J’ai eu un vrai moment de bonheur durant ce salon. J’ai rencontré des gens passionnés par la vie, par les autres, qui ont un amour invétéré pour la nature et une fierté d’être breton. J’ai eu la chance de voir le phare du Nividic (élevé à une hauteur de 35 m), le phare du Stiff (construit en 1695 par Vauban et inscrit au titre des monuments historiques depuis le 1er juin 2006), le phare de la Jument (47 m. de hauteur) ou encore le phare de Kéréon (48 m. de hauteur). Mais ce qui m’a le plus marqué est le nombre incroyablement élevé de moutons. Certains locaux m’ont même affirmé qu’il y en avait autant que le nombre d’habitants…

Ce salon est un grand moment humain. L’inauguration a été faite de façon très « bretonne » avec kilt, cornemuse et costumes traditionnels. J’y ai rencontré des personnes dont j’en garderai un grand souvenir. Je pense notamment à Jean-Yves Cozan (ancien député et actuel conseiller général), Denis Palluel (maire d’Ouessant), Henry Le Bal, François Bon, Thierry et Isabelle Crouzet, Michèle Dreschler, Bruno Rives, Yal Ayerdhal, Gwen Català, Clément Monjou, Lorenzo Soccavo, Louis Tirilly, Sophie Deniel, Sara Doke, Lise Hascoët, Alexis Jaillet, Joachim Bon, Michèle Dujardin, Mathyeu Le Bal, Joëlle Lalbin, Joël Richard, Françoise, Jean-Yves, Jean-Pierre, Alain, Hiette, Martine, Christiane, Annie, Marc, Vincent, Sophie, Maxime, Quentin, Pierre, Luc, Corine, Nolwen, Gurwan, Dupond, Jean, Adelaïde et à tous les bénévoles. Merci à eux.

Enfin et surtout, dans « salon du livre d’Ouessant », il y a « salon du livre ». Et ce salon est terriblement efficace. Cette année, le jury a été composé par Anne Queffélec, Danièle Auffray, Gwen Catala, Gilbert David, Nivoelisoa Galibert, Catherine Domain et Gérard Le Gouic. Le prix du livre insulaire récompense chaque année des nouveautés parues dans l’année. L’objectif est de mettre en valeur des écrivains et des livres de la matière insulaire pour des ouvrages récents.

L'insularité s'entend soit par l’insularité des auteurs (auteurs nés, vivants, travaillant sur une île, et qui proposent dans leurs ouvrages une inspiration marquée par l'insularité) ou l’insularité des ouvrages (livres écrits par des auteurs extérieurs au milieu insulaire, mais dont l'inspiration est nourrie par les îles réelles ou imaginaires).

La particularité de ce salon est le développement du « Numér’île », mise en place par Jean-Lou Bourgeon. Il consiste à débattre, avec de nombreux intervenants, à propos du problème que pose le livre numérique. Le débat a été vif, franc et direct. Je suis un grand partisan du livre numérique (Kindle, Ipad, Reader).J’ai donc défendu ma position. De nombreux points de vue ont été échangés et c’est tant mieux ainsi. Le débat doit permettre de faire avancer le monde. Pour citer mon ami Thierry Crouzet, « nous devons tout embrasser. Au cours d’une époque de transition, nous n’avons pas d’autres choix. Les spécialités de demain n’existent pas et nous devons les inventer. Tandis que les spécialités d’hier n’existent déjà plus ». Effectivement, il faut avancer et refuser le conservatisme que j’ai tant critiqué. Il ne faut pas avoir peur de l’avenir. Débattre, c’est organiser notre destin.

Chateaubriand dit d’Ouessant la chose suivante (« Mémoires d'outre-tombe » Volume 1): « Celui qui voit Belle-Isle, voit son île ; celui qui voit Groix, voit sa joie ; celui qui voit Ouessant, voit son sang ». Je partage pleinement cet avis.

Ne pas crier victoire trop vite !

J'ai été amusé par le post de Nicolas Bordas (Président de TBWA/France), intitulé "Et s'il ne fallait pas vendre la peau de l'ours ?" . J'ai eu envie de le faire partager sur mon blog. Bravo pour la trouvaille.

Vidéos à voir impérativement !




Voici l’extraordinaire penalty qui va donner longtemps quelques regrets au gardien de but de Rabat, qui est passé en quelques secondes du statut de héros à celui de zéro, son équipe étant finalement battue par Fes, 7 buts à 6.



Voici également l’incroyable dernière seconde du match de basket entre le Partizan Belgrade et le Cibona Zagreb.

Comme quoi, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué !

mardi 7 septembre 2010

Le roman " Birmane " : la générosité de Christophe Ono-dit-Biot

Cet été, durant la préparation de mon concours d'avocat, j'ai lu l'ouvrage de Christophe Ono-dit-Biot : "Birmane" (éditions Plon).

Ce roman a reçu le Prix Interallié en 2007. Un Prix prestigieux au côté du Prix Goncourt et du Prix Renaudot .

Et pour cause, il rend hommage à la Birmanie, à son peuple et à son histoire. D'ailleurs, je ne peux pas m'empêcher d'avoir une pensée affectueuse pour la Birmane Aung San Suu Kyi, femme politique placée en résidence surveillée par la junte militaire au pouvoir.

A travers ce roman, à mi-chemin entre une aventure, une fantasmagorie pleine d'imagination et une carte postale, il y a avant tout une histoire humaine : celle de César et de Julie.

Dès lors, peux-t-on parler d'une auto-fiction ? Je pense que oui. D'ailleurs, un roman sans une touche personnelle n'existe pas. Christophe est un vrai romancier et ce roman est simple à lire. 

Humainement, Christophe Ono-dit-Biot est un garçon simple, curieux et terriblement cultivé. Fan de football et de l'écriture, il aime les voyages puisqu'il a été grand reporter au journal Le Point.

Il représente le renouvellement de la littérature française.

Carla Bruni ne sera pas remplacée dans le prochain film de Woody Allen

Selon le site internet Bakchich, la première dame, qui a tourné pour Woody Allen cet été, pourrait bien ne pas apparaître dans le montage final. Selon ces informations, Woody Allen aurait attendu que Carla Bruni parte au Cap Nègre avec son mari, le Président Nicolas Sarkozy, pour retourner toutes les scènes de Midnight in Paris dans lesquelles elle apparaît.

À la place de la première dame, la jeune Léa Seydoux, découverte par le monde entier dans Inglorious Basterds, et sacrée Meilleur espoir féminin à l'édition 2009 des César.


Les événements qui ont marqué le tournage des scènes de Carla Bruni (les nombreuses prises et la colère de Nicolas Sarkozy) pourraient avoir donné envie à Woody Allen de jeter l'éponge...

Finalement, Carla Bruni Sarkozy sera bien dans le prochain film de Woody Allen.

samedi 4 septembre 2010

Michel Houellebecq copie sur Wikipédia pour son nouveau roman

Michel Houellebecq a toujours aimé truffer ses livres de descriptions encyclopédiques et, à l'ère d'internet, l'écrivain a allègrement puisé dans Wikipédia pour dépeindre une ville ou une mouche dans son dernier roman "La carte et le territoire"..


Pas de plagiat dans cet exercice, assure son éditeur Flammarion, contacté par le site Slate.fr, qui a identifié au moins trois passages du livre comme étant des copies conformes de la notice de l'encyclopédie en ligne. Ces emprunts ne sont ni signalés dans une note en bas de page, comme ce peut être l'usage en matière d'édition, ni marqués par des guillemets.


"Michel Houellebecq utilise effectivement les notices et sites officiels comme matériau littéraire brut pour, parfois, les intégrer dans ses romans après les avoir retravaillés. Si certaines reprises peuvent apparaître telles quelles, 'mot pour mot', il ne peut s'agir que de très courtes citations qui sont en tout état de cause insusceptibles de constituer un quelconque plagiat, ce qui constituerait une accusation très grave", plaide la maison d'édition.


"Lorsque nous avons pu constater ces très rares reprises, nous avons remarqué que la source n'indique pas elle-même le nom des auteurs", poursuit Flammarion.


De fait, le "copier-coller" des notices encyclopédiques saute immédiatement aux yeux du lecteur quand l'auteur fait une description détaillée de la "mouche domestique", dresse le portrait d'un certain Frédéric Nihous ou présente la ville de Beauvais.


Ainsi, peut-on lire dans "La carte et le territoire": "Les premières traces de fréquentation du site de Beauvais pouvaient être datées de 65.000 ans avant notre ère...". Wikipédia écrit sur le même sujet: "Les premières traces de fréquentation du site de Beauvais datent de 65.000 ans avant notre ère...".


L'écriture encyclopédique de Wikipédia, fondée sur le "consensus mou des contributeurs" correspond parfaitement au niveau de langage clinique et désincarné que Houellebecq se plait à utiliser dans certaines pages de ses romans, affirme Slate.


Ces emprunts "semblent réels, même s'il faut reconnaître que les parties empruntées sont d'une certaine banalité rédactionnelle", répond Wikipédia France interrogé par Slate.


L'écrivain semble avoir aussi emprunté des passages de son livre à des écrits du site du ministère de l'Intérieur quand il définit la profession d'un commissaire de police ou à une notice touristique quand il décrit avec humour l'hôtel "Le Carpe Diem".

Je trouve ça dommage de tomber dans la facilité du copier-coller pour un romancier. Triste également pour Flammarion qui cautionne cette facilité intellectuelle.

jeudi 2 septembre 2010

Le livre de la rentrée littéraire 2010 : "Borinka" de Pierre Drachline !


J’ai été impatient de lire la seconde page de Borinka, le nouveau roman de Pierre Drachline.


Loin du bling-bling contemporain, loin des strass et des paillettes de la rentrée littéraire. Mais, Il est sobre, authentique et à l’image de son auteur, attachant. J’ai dévoré le livre en une nuit. Il est passionnant.

Ce livre interactif a une force magnétique. Quelque chose d’irrésistible, passant outre « l’apparence » et les « apparences ».Ce roman, il est à l’image de cette librairie, « Aux Invendables » que décrit si bien l’auteur.

L’auteur peint une librairie qui est un « refuge pour auteurs oubliés avant même qu’ils ne meurent ». C’est un endroit clos, décrit magistralement, et qui nous conduit dans un univers parallèle. Le genre de librairie où vous aimez vous perdre. Ce genre de librairie où c’est le livre qui vous parle et vous demande de le choisir.

Fermez les yeux et écoutez tous ces auteurs qui se disputent sans fin, pour le plaisir du dernier mot ou le bonheur de la mauvaise foi.

Le libraire, Paul, est un misanthrope en mal de fraternité. Un grincheux, solitaire et loin de toutes les passions et insignifications de ce monde. Tout de suite, je l’ai regardé avec curiosité. En effet, une journée sans visiteur ne lui trouble en aucun sens ses vacances. Cet homme a trop de contradiction et cela lui occupe tout son temps.

Il est imperturbable. Cependant, l’improbable va arriver.

Paul verra bientôt sa vie enchantée après sa rencontre avec Borinka Grudig, un vieil homme au comportement d’enfant immortel qui a fait de la provocation un art de vivre. Juste pour le plaisir personnel. Ainsi, lorsque Borinka entre dans cette librairie, les deux se dévisagent. C’est un duel de mutiques. Il a des livres à vendre. Il propose au libraire de passer chez lui afin de les choisir et s’en débarrasser au plus vite. Le code de l’immeuble est « 18 06 1815 », date de la défaite de Napoléon à Waterloo… Le libraire accepte mais regrette aussitôt, de peur de perdre son « temps ». Comme s’il était si débordé.

Une amitié va naître. Celle-ci, faite d’orages, de rires et d’outrances aura pour terrain de jeux Paris. Une ville qu’ils voudraient réveiller afin qu’elle redevienne une cité turbulente où le mystère se réinvente à chaque coin de rue.

Ce roman est à lire impérativement. Il me fait penser à « L’enfant » de Jules Vallès. Celui-ci utilisa son personnage principal, « Jacques Vintgras » (usage du même initial) pour conter sa propre vie. Le roman autobiographique de ce dernier sera dédié "A tous ceux qui crevèrent d'ennui au collège ou qu'on fit pleurer dans la famille, qui, pendant leur enfance, furent tyrannisés par leurs maîtres ou rossés par leurs parents....". « Borinka » peut être dédié à tous ceux qui aiment la littérature, le livre papier et les auteurs, les vrais.

Pierre Drachline a été libraire. Il est éditeur aujourd'hui. C’est un éternel nostalgique et un profond révolté de l’injustice sociale. Il se fait rare, ce qui fait de lui quelqu’un être précieux. Comme Paul, le libraire des « Invendables ».

Pour info, Pierre Drachline a édité, en tant qu'éditeur, "Un silence d'environ une demi heure" de Boris Schreiber. Roman de 1100 pages, récompensé du prestigieux prix Renaudot en 1996.

samedi 28 août 2010

La censure pour diffamation ? Une réforme indispensable.



















La diffamation est définie à l'article 29 de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 et pour la caractériser, les allégations doivent porter atteinte à l’honneur et à la considération de la personne visée.

Une démonstration toujours difficile puisqu'elle exige que soient réunies au moins quatre conditions : La sincérité (le diffamateur croyait vrai le fait diffamatoire), la poursuite d'un but légitime (le souci d'informer et non de nuire), la proportionnalité du but poursuivi et du dommage causé et le souci d'une certaine prudence.

La sanction pénale est une peine d’amende de 12000 euros.

Néanmoins, il est inconcevable de porter plainte au pénal contre un individu et de sortir l'artillerie lourde en guise de répression.

La procédure pénale en matière de diffamation met la pression sur le mis en cause (auditions, perquisitions, garde à vue, détention provisoire...).


Il y a toujours disproportion en l’espèce. D'un côté comme de l'autre.

Je pense personnellement qu’il faille dépénaliser la diffamation, en la transformant en une faute civile donnant à la victime un droit à «réparation».

A ce propos, le Président de la République Nicolas Sarkozy l’a demandé.

En effet, il serait important de mener une véritable réforme en matière de procédure civile afin de permettre aux parties d’avoir un délai de prescription plus long que le simple trois mois au pénal (un an par exemple en matière civile), une audition des témoins au regard de la qualité du débat et du principe du contradictoire mais en revanche, exiger une amende plus conséquente.

Par conséquent, je suis contre la garde à vue, la mise en examen, la détention provisoire et toute cette procédure pénale lourde qui encombre nos tribunaux en matière de diffamation publique.

D’autant plus que l’on prévoit de supprimer le juge d’instruction et donc l’indépendance en matière d’enquête. Que faire fasse à un Parquet recevant ses instructions directement du Pouvoir ? Le principe de séparation des pouvoirs, principe fondamental de nos institutions, est une garantie de la vitalité de notre République.

Pourtant, une réforme est fondamentale. L'objectif est de faire bouger les lignes de la société française en matière pénale et non de la faire régresser.

Ainsi, j'ai publié l'ouvrage, "Seul contre Tous !" de Marc Machin.

Pareil pour l'ouvrage de Karim Achoui.

La liberté d’expression est une chance.

Saisissons-la mais par pitié, exigeons également de l'humilité, de la sérénité et du calme en matière d'information. N'oublions pas les nombreuses affaires où les journalistes et les commentateurs (bloggeur, analystes, etc.) se sont rués sur une information causant un préjudice grave pour la victime.

N’oublions pas non plus l’affaire d’Outreau.

Pour info, il n'y a eu que deux ouvrages qui ont été censuré sous la Ve République en France :

- Au milieu des années 1980, un livre de Jean-Bedel Bokassa mettant en cause l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing au sujet de l'affaire des diamants est pilonné.
- et le livre "Le Grand Secret" de Claude Gubler, ancien médecin du président François Mitterrand, est interdit par décision de justice peu de jours après sa parution en 1996.

Aujourd'hui, il faut faire cette réforme. C'est un enjeu majeur.
 

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dimanche 8 août 2010

LE POINT : Jean-Claude Van Damme vend ses mémoires aux éditions du cherche midi


C'est l'histoire de sa vie et il vient de la vendre. À Cannes pour promouvoir son dernier long métrage The eagle path, Jean-Claude Van Damme en a profité pour vendre ses mémoires aux éditions Cherche Midi. La parution est prévue pour janvier 2011. Une période judicieusement choisie puisqu'elle coïncide avec son retour sur le ring, qui aura lieu à Las Vegas. On ne pouvait rêver meilleur lancement pour la maison d'édition française qui prévoie un tirage initial à 50.000 exemplaires. Audacieux.

Mais JCVD, comme on le surnomme, c'est une "figure", "un personnage hors norme". Raconter son histoire "c'est rendre intelligible son message et montrer que ce n'est qu'avec le travail qu'on touche au rêve", assure Arash Derambarsh, en charge de la politique et du people aux éditions du Cherche Midi. Dans ces mémoires, écrites de la plume de l'acteur sans "langue de bois", on apprendra ainsi comment le jeune Belge, parti de son pays natal avec deux mille euros en poche et sans savoir parler anglais, a réussi en 1982 à séduire l'Amérique et le monde avec ses films de combat, dont le plus célèbre Kickboxer (1989). On suivra également ses problèmes de drogue et les dessous des tournages.

De cette "fable", le Cherche Midi est convaincu de faire un best-seller. Et ce, malgré les critiques déjà nombreuses du triangle d'or parisien. "Les mauvaise langues disent de JCVD qu'il est has been." Sans compter sur ses débats philosophiques et ses citations quelque peu "mystiques" qui ont, il faut le dire, contribué à tarir son image. Mais l'éditeur n'en a cure. Pour sûr, la maison a déjà négocié la distribution avec toutes les "areas" mondiales, et pas des moindres : l'Espagne, les États-Unis, la Chine, le Japon ou encore le Canada. De quoi donner un rayonnement international à la maison d'édition française. En France, quelques jours seulement après la signature du contrat entre Cherche Midi et la star américaine, plus d'une quinzaine de librairies ont déjà assuré vouloir vendre le livre. Cerise sur le gâteau : une adaptation cinématographique des mémoires de JCVD est prévue par le producteur Antoine Henriquet. Il peut donc être "serein" Arash Derambarsh.

Par Suliane Favennec et Christophe Ono-dit-Biot
Site officiel de JCVD
Biographie de JCVD

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jeudi 5 août 2010

Sabatina James : le livre choc en France ! (octobre 2010)

Sabatina James : le livre choc en octobre 2010 aux éditions du cherche midi



Sabatina James : le livre choc en France ! (octobre 2010)

Sabatina James (My Fight for Faith and Freedom) : best-seller vendu à plus de 500000 exemplaires à travers l'Europe.

A paraître en France en octobre 2010 aux éditions du cherche midi.
L'histoire d'une jeune fille tiraillée entre deux mondes : La culture pakistanaise de ses parents et le monde occidentale où elle a grandi.

Son histoire est celle de milliers de jeunes filles en Ocident. Une fille fière d'être musulmane mais qui rejette avec courage et admiration l'intégrisme islamiste.

Née au Pakistan, Sabatina James a quitté son pays natal à l'âge de 10 ans pour s'installer en Autriche avec sa famille.

En Europe commence une nouvelle vie pour elle : Sabatina se retrouve dans une école mixte, fréquente des jeunes Autrichiens et finie par adopter leur mode de vie.

Seulement son comportement déplaît à sa famille. Sabatina sera battue par sa mère qui lui rappellera qu'elle doit se comporter « à la Pakistanaise» et qu'elle est promise à son cousin à Lahore.

Pour Sabatina c'est le début du cauchemar...

Renvoyée au Pakistan par sa famille, elle sera battue jusqu'au sang par sa mère puis violée par son cousin.

Elle finira par retourner en Autriche pour fuir les siens à tout jamais...

Depuis huit ans, Sabatina n'a pas vu sa famille et défend les victimes de mariages forcés comme elle le fut elle-même.

Remerciements : Philippe Héraclès, Raja Khelifi, Robert Stein-Rostaing, Arnaud Hofmarcher, Marie Misandeau, Arash Derambarsh, Nick Elliott-Shircore, Mikolaj Jaroszewicz.
Copyright : Upgrade Productions Ltd. et cherche midi éditeur



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mercredi 28 juillet 2010

Tribune Le Monde (31/10/2009) : "Cette révolution est une chance"









 




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mardi 13 juillet 2010

Affaire Zemmour : y a-t-il des opinions interdites ?

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a décidé de poursuivre en justice le chroniqueur du Figaro, de RTL, I>Télé (avec Nicolas Domenach) et de France 2 (chez Laurent Ruquier dans « on n’est pas couché »), Eric Zemmour, pour ses propos «racistes et discriminatoires» concernant les Noirs et les arabes, tenus sur Canal+ le 6 mars dernier. Le Mrap et le Club Averroès ont également protesté contre ses affirmations.

Venu faire la promotion de son dernier livre (Mélancolie Française) dans l’émission Salut les Terriens, présentée par Thierry Ardisson et diffusée en clair, Eric Zemmour s’était opposé à Rokhaya Diallo, présidente de l’association antiraciste les Indivisibles, sur la question de l’intégration des immigrés en France. Alors qu’ils évoquaient les contrôles d’identité, l’éditorialiste a déclaré que «les Français issus de l’immigration étaient plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait».

Les réactions ne se sont pas fait attendre et la polémique est intéressante.

Intéressante car la liberté d’expression semble un problème. Ce débat philosophique tranche entre deux conceptions.

La première est celle de la défense de la liberté totale d’expression défendue notamment par Voltaire et illustrée par l’apocryphe « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire. » et qui trouve en réalité sa source dans « J'aimais l'auteur du livre de l'Esprit Helvétius. Cet homme valait mieux que tous ses ennemis ensemble ; mais je n'ai jamais approuvé ni les erreurs de son livre, ni les vérités triviales qu'il débite avec emphase. J'ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l'ont condamné pour ces vérités mêmes. » (Questions sur l'Encyclopédie, article « Homme »).

La seconde est souvent illustrée par Rousseau ou Emmanuel Kant dans la fameuse citation « pas de liberté sans limite ». Ainsi, la liberté d’expression existe mais dans un espace bien délimité.

La France semble préférer la seconde conception à la première. C’est un choix. Mais cela ne fera jamais disparaitre toutes les conceptions, les idées, les théories ou encore les concepts.

La censure ou la condamnation n’ont jamais mené à l’apaisement et à la sérénité. Cela n’a jamais fait disparaître, par exemple, les idées de l’extrême droite, le nazisme ou le communisme stalinien.

Refuser le débat, c’est refuser la confrontation. Et refuser la confrontation, c’est avoir peur de défendre sa conception et sa vision. C’est pour ça que j’ai condamné le boycott contre Dieudonné.

Eric Zemmour a donné sa conception et sa vision de la délinquance. Contestable ou pas, c’est la sienne. Il faut en débattre, comme il faut débattre de tout. Cela ne signifie pas que le débat débouchera sur un consensus. Bien au contraire. Le débat profite toujours à la démocratie car toutes les opinions sont sur la table, à visage découvert.

Je ne suis pas d’accord avec Eric Zemmour car la société française est riche, diverse mais également complexe. Il faudra l’aide de toutes ses composantes pour redresser notre nation. La France doit croire en elle, en sa force et en son destin.

Et la mélancolie française nous fera freiner comme elle freine le cycliste qui s’arrête de pédaler, qui tombe en voyant passer devant lui le peloton.

Interdire une opinion soit disante interdite, c’est finalement renier le débat si cher au 18e siècle sous les Lumières.


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France : La peur, un beur et une rumeur

La richesse de notre pays doit nous amener à réfléchir en profondeur sur la crise actuelle. Elle n’est pas bénigne mais pas non plus irréversible. La France mérite mieux que cette situation. De quoi s’agit-il en réalité ? Nous travaillons trop souvent dans l’urgence. Il n’y a pas de sérénité, de calme et de la réflexion. Tout se réalise sans vision du long terme et le « buzz », la forme et la communication l’emportent sur le fond, les idées et le sérieux.

L’actualité a été malheureusement l’illustration de ce dysfonctionnement.

La peur tout d’abord. En effet, nous avions un débat sur l’identité nationale afin de savoir ce que c’est qu’être français. Cette question est importante. Essentielle même. Qu’avons-nous appris à la fin ? Que la Burqa n’avait pas sa place dans la République. La belle affaire. Mais la France, les Français ? Un ministre a proposé de supprimer l’histoire en 1ère et a réussit l’exploit de justifier cela. Dormez bien les petits et laissez-nous gérer la France. En revanche, pour lire un texte de Guy Moquet, l’Elysée s’en est mêlé personnellement.

Erreur sur toute la ligne. La France, c’est d’abord des valeurs, c’est aussi une Histoire, une voix, un repère pour des milliards de personnes dans le monde. C’est une référence. La France est un petit pays mais sa voix porte bien au-delà. C’est la magie de notre pays. Faire peur et diviser ne permet pas d’avancer tous ensemble. Car c’est le vivre ensemble qui est aujourd’hui menacé et il faut trouver nos dénominateurs communs.

Le beur ensuite. J’ai été au concert de Maghreb United samedi dernier. Maghreb United est un collectif réunissant de nombreux artistes dont le groupe de RAP 113, Sefyu (victoire de la musique 2009 dans la catégorie meilleur Artiste révélation du public), Diam’s ou Kenza Farah. Ils ont enregistré un album, sorti en juin 2009, et entamé une tournée en France, qui n'a pas été sans heurts. Ils ont été interdits de se produire à Lyon, Seyssins (Isère) et Marseille, cette dernière annulation ayant été décidée à la suite d'une protestation du maire d'Orange et président de la Ligue du Sud, un mouvement politique dont le slogan est "Identité, efficacité, sécurité".

Le rappeur Rim’K est devenu la tête de Turc de deux députés UMP du Val-d'Oise, qui se sont émus de l'autorisation par la Mairie de Paris d'un spectacle, qui, selon eux, met "à l'honneur les appels à la haine et à la violence de pseudo-chanteurs n'ayant cessé de bafouer et d'insulter nos valeurs nationales". En fait, le concert se tenait à La Villette, donc sous l'égide non de la municipalité, mais d'un établissement public dépendant de l'Etat. Ne pas reconnaître le RAP, c’est ne pas reconnaître une expression culturelle et artistique. Et aussi dérangeante soit-elle, il faut lui faire une place.

Cependant, je dois dire que le fait de ne voir que des drapeaux algériens, marocains et tunisiens m’a interpellé. La très grande majorité de la salle du Zénith était composée de français. Mais pas un drapeau, pas une fierté nationale, pas un symbole tricolore. Certes, si les gens sont heureux et n’ennuient personne, il n’y a pas de mal. Mais je ne parle pas ici d’ordre public mais de notre nation dans toute sa composante. Imaginez toute cette énergie, tous ces jeunes français. Quelle chance cela pourrait être pour la France.

Un concert de Rap aux Etats-Unis, avec Jay Z, P.Diddy ou encore Dr Dre, c’est une Amérique que parle, qui s’exprime et qui est fier de l’être. Le titre « American Boy » de la chanteuse Estelle et du rappeur Kanye West, ou encore « Empire State of my mind » de Jay Z et Alicia Keys (éloge de New York) ont prouvé que cette culture est reconnue entièrement.

Contrairement aux Etats-Unis, nous n’avons pas fait notre révolution culturelle. En réalité, personne ne se connaît. Dès lors, la méconnaissance amène à l’incompréhension qui débouche au rejet. Cette connaissance, elle s’acquiert d’abord à l’école et tout jeune.

Ainsi, interdire un concert, comme censurer un livre, c’est contraire à la République et à nos valeurs du 18e siècle. Notre patrie n’est pas en danger et les élus de la République doivent rencontrer les artistes afin de comprendre leurs démarches, leurs revendications et valoriser cette culture magnifique du RAP et du Hip Hop qui a toujours valorisé le texte.

Enfin, la rumeur. Je ne souhaite pas revenir sur les faits qui ne m’intéressent pas. Ce qui m’importe, c’est l’écho que l’on donne à toutes ces « petites choses ». Que le Président de la République, Nicolas Sarkozy, fasse son travail et que ses conseillers cessent de parasiter l’intérêt général avec de la communication tout azimut.

La crise est durablement présente, palpable et le pays se démembre. Mais la France en a vu d’autres et en verra encore. Ce pays a des ressources et notre génération est exceptionnelle. Ce pays a tous les atouts, toutes les qualités et toutes les ressources pour rebondir. Mais il faut du calme.

Durant la guerre, Winston Churchill disait : « Ce n’est que quand il fait nuit que les étoiles brillent ». C’est pourquoi, la peur doit devenir l’enthousiasme, le beur doit devenir le français et la rumeur doit devenir l’ignorance.

Finalement, à chaque problème se trouve une solution.


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Madeleine Malraux entre dans la Légende !

Le lundi 19 avril 2010, le Ministre de la Culture et de la Communication, Monsieur Frédéric Mitterrand, a remis les insignes d'Officier dans l'ordre de la Légion d'honneur à Madame Madeleine Malraux, ancienne épouse du mythique André Malraux. Ses qualités : le raffinement, l'humour et la grâce. Sa passion : le piano

Premier prix du Conservatoire, professeur de musique au conservatoire de Toulouse, à 20 ans, le piano est toute sa vie. Jusqu’au jour où, lors d’un dîner mondain, elle tombe amoureuse d’un journaliste, Roland Malraux. Il ne tarde pas à lui présenter son demi-frère, André, l’auteur déjà célèbre de « La condition humaine ».

Le 9 janvier 1943, elle épouse Roland. André est son témoin. Engagé dans la Résistance, son mari doit partir pour Paris et elle est enceinte. Elle est sur le point d’accoucher. André la convainc de le suivre. Ils partirent tous les trois pour Domme, où naît son fils Alain à l’hôpital. La guerre et l’été s’achèvent. Elle se rend chaque jour à l’hôtel Lutétia où, comme des milliers de femmes dont la famille a disparu dans les camps et espère un signe de vie. La nouvelle qu'elle redoute depuis des mois tombe : Roland est mort en déportation...

André et Madeleine se rapprochent. De leur proximité naît une complicité amoureuse.

Le 13 mars 1948, mariage en Alsace avec André Malraux, dans la plus stricte intimité. Vincent et Gauthier l'appellent « maman », et Alain appelle André « papa », qui cumule les pouvoirs et publie des essais sur l’art. En 1959, de Gaulle le nomme ministre d’Etat chargé des Affaires culturelles. Deux ans plus tard, la mort frappe à nouveau. Vincent et Gauthier Malraux meurent dans un accident de voiture. Ils ont 20 ans à peine.

Cette période marquera de son sceau le Gaullisme. Madeleine Malraux rencontrera les plus grands de ce monde.

En 1962, leur appartement est la cible d’un attentat de l’OAS. Le Premier ministre, Georges Pompidou, les invite à s'installer à la ­Lanterne. Le lieu est magnifique. Louise de Vilmorin, un amour de jeunesse d’André, le rejoint souvent au ministère...

En 1966, leur rupture est consommée.

Madame Madeleine Malraux a aujourd'hui 96 ans et est considérée comme une des plus grande pianiste française. Elle mérite, au nom de la République Française et au nom de la Nation, d'être élevée à la dignité de Grand-Croix de la Légion d'honneur, décoration ultime. Cela serait une reconnaissance symbolique d'une certaine période à la française. Et finalement, d'une certaine idée de la France.

Madeleine Malraux publiera ses mémoires au cherche midi éditeur.



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France : la proclamation d’un droit du sexe fait controverse

Pas une journée, en France, sans entendre, voir ou lire un sujet touchant de près ou de loin au sexe. Affaire de mœurs pour des joueurs de l’équipe de France de Football, affaire de pédophilie dans l’Eglise catholique, la question d’un retour aux maisons closes avec l’ouvrage de la député UMP Chantal Brunel (« Pour en finir avec les violences faites aux femmes » au Cherche Midi Editeur), le débat autour de la fidélité avec l’affaire Tiger Woods, l’extension du droit pour les homosexuels, pour ou contre l’interdiction des films pornographiques à la télévision et l’augmentation des ventes des sex toys.


Les mots se succèdent comme la polygamie, la prostitution, le racolage, la maison close ou la maison ouverte, la pédophilie, le mariage, le divorce, l’homosexualité, le transsexualisme, le flirt, les différentes violences, l’adultère ou encore l’inceste. Des tabous, des non-dits, des controverses, de l’amalgame et certainement aussi beaucoup de conservatisme et de méconnaissance sur tous ces sujets.

En effet, les français ne sont pas éduqués convenablement sur la question du sexe. Cette lacune est préjudiciable dans la mesure où l’homme et la femme doivent connaître leur corps, se connaître, se comprendre et s’accepter afin de mieux se respecter et de s’aimer.

S’il s’agit de distinguer le « sexe procréatif » du « sexe récréatif », il s’agit surtout d’affirmer que notre société est partagée entre le tout répressif et le laxisme.

Le professeur Francis Caballero publie justement son ouvrage « Le droit du sexe » (LGDJ – Textenso Editions) qui fait déjà controverse. Il avait déjà fait condamner la SEITA concernant la cigarette et son combat avait été, en son temps, la dépénalisation du cannabis. Aujourd’hui il souhaite proclamer un nouveau droit du sexe et il met les pieds dans le plat.

Il reproche, par exemple, à la féministe Giselle Halimi, son obsession sécuritaire et d’être une « grenouille sexophobe ».

Mais il y a surtout du fond dans cet ouvrage. Francis Caballero opère ainsi une distinction entre le sexe protégé (mariage, concubinage, homosexualité) et le sexe toléré (perversions sexuelles, pornographie, prostitution) et propose, avec du bon sens, que l’on remette de l’ordre dans toute cette législation du sexe qui a perdu sa tête et qui va dans tous les sens.

Ainsi, il souhaite un droit qui privilégie clairement le sexe procréateur par rapport au sexe récréatif. D'où le traitement indigne qu'il réserve à la prostitution, fourniture de services sexuels rémunérés, dans le système abolitionniste français. Un système que Francis Caballero propose de remplacer pour les majeurs consentants par la reconnaissance de cette activité en tant que profession libérale et indépendante grâce à la création d'un Ordre des péripatéticiennes. De plus, il réaffirme que la prostitution est une prestation de service et non pas la vente d’un corps.

Toute cette thématique est régulièrement illustrée. En effet, la culture a toujours fait bouger les lignes dans un objectif d’éveiller les consciences. Je pense notamment dans l’art par Exquise design avec des artistes tels que Matali Crasset, Arik Levy, Mathieu Lehanneur, dans le cinéma (le film « Baise moi » réalisé par Virginie Despentes et Coralie Trinh Tin) ou encore à travers la littérature (le roman « Lolita » de Wladimir Nabokov qui a été adapté au cinéma par Stanley Kubrick en 1962 et Adrian Lyne en 1997).

La France doit se décomplexer avec la question du sexe sans tomber dans la vulgarité et l’atteinte à l’ordre public. Ce n’est pas simple mais cet équilibre est nécessaire car c’est une question de civilisation.


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